Facebook aurait partagé les données des utilisateurs avec des grands groupes
La protection des données, un nouveau scandale pour Facebook

Alors que l’affaire Cambridge Analytica est à peine oubliée, Facebook agite encore la toile cette semaine : l’entreprise de Mark Zuckerberg a en effet partagé les données de ses utilisateurs à plus de 60 entreprises, dont Apple, Amazon, Microsoft ou encore Samsung. 

 

Ces accords de partage permettent d’accéder aux données personnelles des « amis » des utilisateurs telles que les relations, la religion ou encore l’orientation politique. Ce nouveau scandale passe encore moins bien à l’heure du RGPD. 

 

Alors que l’affaire Cambridge Analytica est à peine oubliée, Facebook agite encore la toile cette semaine : l’entreprise de Mark Zuckerberg a en effet partagé les données de ses utilisateurs à plus de 60 entreprises, dont Apple, Amazon, Microsoft ou encore Samsung. Ces accords de partage permettent d’accéder aux données personnelles des « amis » des utilisateurs telles que les relations, la religion ou encore l’orientation politique. Ce nouveau scandale passe encore moins bien à l’heure du RGPD.

 

Les accords de partage de Facebook permettent aux entreprises d’accéder aux données personnelles de ses utilisateurs et de celles de leurs amis

Facebook avait mis en place des accords avec pas moins de 60 constructeurs de téléphones tels qu’Apple, HTC, Microsoft, Amazon, Samsung... Certains de ces accords sont encore en vigueur aujourd’hui selon des révélations du New York Times et donnent à ces entreprises un accès privilégié aux données des utilisateurs et de leurs « amis », même quand ceux-ci refusent explicitement de les partager. Orientation politique, religion, statut des relations, calendrier d’événements, toutes ces données à caractère personnel sont encore accessibles. Dès 2012, ce partage d’informations confidentielles a posé problème en interne, notamment en termes de vie privée. Cependant, cette pratique se poursuit six ans plus tard.

 

Selon Facebook, ces accords sur les données personnelles ne sont pas illégaux, mais sont tout de même progressivement arrêtés

La justice américaine est en train de vérifier si Facebook a enfreint ses engagements pris auprès de la FTC, le gendarme du commerce américain, il y a 7 ans. Cependant, Mark Zuckerberg lui-même a assuré que l’accès des applications aux données personnelles des « amis » était coupé depuis 2014, et qu’il supprimait les applications indélicates : l’entreprise américaine en aurait suspendu plus de 200. Cependant, les constructeurs de smartphones ne sont pas des applications mais des partenaires industriels. Ces partenariats ont été mis en place à une époque où les téléphones n’avaient pas la puissance requise pour supporter de faire tourner une application comme Facebook. Pour le chargé des partenariats de Facebook, ces accords ne seraient donc pas problématiques. Cependant, l’entreprise a annoncé y mettre fin progressivement.

 

Un scandale qui passe mal à l’heure du RGPD

Avec ce nouveau scandale, Facebook se met encore de nombreux organismes à dos, notamment après leur annonce de n’appliquer le RGPD qu’en Europe et pas ailleurs (contrairement à Microsoft par exemple, qui souhaite l’appliquer dans le monde entier). Aujourd’hui, la protection des données et leur sécurité est un enjeu majeur non seulement pour les utilisateurs, mais également pour les entreprises, dont beaucoup ont déjà entamé leur transformation numérique. Travailler avec des prestataires sous-traitants qui ne prendraient pas l’engagement de respecter le RGPD, c’est prendre le risque de ne pas être conforme aux exigences du RGPD.