Une fracture numérique qui pèse sur la croissance des PME

Les PME françaises sont en retard en terme de transformation numérique par rapport à leur voisines européennes.

Une fracture numérique qui pèse sur la croissance des PME.

En termes de nouvelles technologies, les entreprises françaises sont moins à la page que la moyenne européenne. Cloud, factures électroniques, e-commerce, signature électronique, archivage électronique… Ce retard pèse surtout sur la croissance des PME.

La France en mauvaise posture dans le classement des entreprises intégrant le numérique

La transformation numérique, bien entamée dans de nombreuses entreprises, a du mal à s’imposer, notamment dans les PME françaises. La Commission européenne a en effet placé la France en 16ème position du classement européen relatif à l’économie et la société numérique en mars 2017. Cette mauvaise place est due principalement au retard dans l’adoption des outils numériques. Dans les PME françaises, le taux d’intégration de technologies numériques clés est inférieur à la moyenne de l’UE. Selon la Direction Générale des Entreprises, trois entreprises sur quatre sont présentes sur Internet en Europe, contre seulement deux sur trois en France.

Le manque d’information en cause dans le retard numérique

Le manque de confiance des patrons dans les services numériques reste le principal frein à la transformation numérique des entreprises : une étude du Lab Bpifrance indique que 47% d’entre eux pensent, à tort, que le numérique n’aura que peu d’impact sur leur activité ces cinq prochaines années. Pire encore, 87% pensent que la transition numérique n’est pas une priorité stratégique. 34% des 1 800 patrons interrogés pensent qu’entreprendre une transformation numérique est complexe et 32% estiment qu’ils n’ont pas les compétences en interne.

Un retard numérique qui pèse sur la croissance des PME

Ce retard est non seulement néfaste pour la compétitivité de nos entreprises, pour les consommateurs, mais également pour la croissance. Le potentiel de création de valeur des technologies du numérique d’ici à 2025 pourrait être de 1 000 milliards d’euros . Les entreprises françaises gagneraient également jusqu’à 1,5 million de consommateurs si elles comblaient leur retard dans ce domaine. Il faudrait pour cela commencer par définir une stratégie numérique, en amorçant une dématérialisation des processus (notamment de la relation clients/fournisseurs) et une conservation électronique des documents. Cela permettrait une meilleure circulation de l’information, une réduction des délais et coûts de traitement ainsi que des tâches manuelles fastidieuses et une conservation pérenne et sécurisée (autre sujet d’importance sur lequel les PME française accusent du retard) des données de la société.

Le secteur de la santé à la traîne

Les entreprises du secteur de la santé marquent également un retard dans leur transformation numérique. Malgré les avancées notables ces dernières années et le développement du secteur de la e-santé, les hôpitaux, par exemple, restent à la traîne. Il n’y a pourtant pas de raison pour que le secteur de la e-santé ne se développe pas : si la réglementation concernant la collecte, le traitement et la conservation des données de santé est de plus en plus stricte, des solutions conformes aux exigences de la réglementation permettent aux entreprises de se positionner sur ce marché.