Le secteur de la santé rattrappe son retard dans le numérique et l’e-santé
Le gouvernement français accélère la transformation numérique de la santé

Pour combler le retard français en matière de e-santé, le gouvernement vient de lancer un vaste plan d’investissement visant à accélérer la transformation numérique du secteur.

 

Le gouvernement se penche sur la transformation numérique du système de santé

La France entamera donc pleinement la transformation numérique du secteur de la santé, dans lequel elle accuse un retard considérable. Téléconsultation, dématérialisation des prescriptions, données de santé accessibles en ligne, partage de l’information entre professionnels simplifié… les nouvelles technologies ne manquent pas dans ce domaine. La Ministre de la Santé Agnès Buzyn a même inscrit un chapitre entier dédié au numérique dans sa stratégie. Elle tient à accélérer le virage numérique du secteur en France, au milieu des grandes nations développées qui ont, elles, déjà déployé des technologies pour renforcer le virage digital dans leur système de santé. Le simple fait que le gouvernement s’y penche, et que le grand plan d’investissement soit mis en place d’ici la fin du quinquennat, permettra de coordonner au mieux les acteurs concernés.

 

Des investissements dans la santé à nuancer

Dans ce plan d’investissement, les montants attribués à la transformation numérique du secteur - 50 millions d’euros pour la télémédecine, 420 millions pour le nouveau plan hôpital numérique 2018-2022, 100 millions pour l’intelligence artificielle dans la santé, 100 millions par an pour la transformation du système de santé - sont à nuancer : ils sont en fait plutôt faibles comparés aux autres pays. Les programmes peuvent en effet atteindre un financement de 3 milliards d’euros dans certains pays.

 

La protection des données de santé au cœur des préoccupations

Les acteurs doivent bien sûr prendre en compte la protection des données de santé, indispensable avec l’échéance du RGPD qui se rapproche. Mais, s’agissant des données de santé à caractère personnel, chaque technologie, application ou service mis en place doit respecter non seulement ce règlement mais aussi garantir la sécurité des données de santé collectées par l’ utilisation d’une solution agréée « Hébergeur de Données de Santé (HDS) » à caractère obligatoire. La téléconsultation médicale ou encore les objets connectés ont besoin d’être régulés pour être en conformité. Faire appel à un système de conservation qui garantit la sécurité et la protection d’informations aussi sensibles que les données de santé à caractère personnel reste un incontournable.