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Robotisation, IA et données de santé, des problématiques au cœur des préoccupations

Le Comité Consultatif National d’Éthique – CCNE – a rendu public son rapport mettant en avant de nouvelles problématiques liées à la transformation numérique du secteur de la santé : l’intelligence artificielle, la robotisation et la protection des données de santé.

 

Il y a quelques semaines, le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) a dévoilé son rapport des Etats généraux de la bioéthique 2018, dans lequel sont analysés les grands sujets clés avec lesquels devront composer les générations futures. D’autres, soulevés plus récemment en raison de la transformation numérique du secteur de la santé, ne sont pas ignorés, loin de là. Parmi eux, trois grandes thématiques sont au cœur des débats : la robotisation, l’intelligence artificielle et le traitement des données de santé. Chaque thème comporte ses avantages comme ses inconvénients. Le tout est de maîtriser et de contrôler l’utilisation que l’on en fait.

 

IA, robotisation et données de santé : au cœur des problématiques numériques actuelles

Dans le domaine de la santé, les thèmes abordés par le CCNE sont nombreux : procréation, recherche sur l’embryon, médecine génomique ou encore don d’organes… certains sont depuis longtemps au cœur des débats. Les réflexions sur les robots, l’intelligence artificielle et les données de santé ont une place centrale dans les discussions menées par les autorités et les professionnels. L’évolution de la médecine, les nouvelles pratiques, l’usage de la technologie dans le milieu médical et les masses de données personnelles recueillies sont des sujets particulièrement sensibles. L’ensemble de ces facteurs remet en question les grands principes et posent un certain nombre de problématiques.

 

IA et robots dans la santé : autant d’avantages que d’inconvénients ?

Selon la CCNE, il existe des avantages non négligeables à l’IA au niveau du diagnostic, dans la mesure où les algorithmes sont capables d’effectuer des opérations de calcul plus complexes que l’être humain. Le diagnostic en sera alors plus rapide, plus précis et son champ d’application sera très large. Cependant, le comité se pose la question de rendre indispensable et responsable l’expertise humaine pour prendre la décision finale. De plus, l’équilibre entre la machine et les compétences du médecin est de plus en plus délicat : la première va-t-elle bouleverser le statut du deuxième ? Quelles sont les conséquences juridiques en cas d’erreur de diagnostic par exemple ? Qui endossera la responsabilité ? Enfin, se pose la question de la déshumanisation du métier, qui est également un risque dans le domaine de la santé : le manque d’empathie et de communication de la part des robots fait craindre une augmentation de l’isolement des patients.

 

Protection des données de santé à caractère personnel : une problématique forte

Enfin, les données personnelles de santé, grande thématique de 2018, sont une des problématiques abordées par le CCNE. Encore une fois, il reconnaît leur intérêt : collecter les données de santé à caractère personnel et les exploiter engendre de nombreux bénéfices pour la recherche médicale et la prise en charge des patients. Mais là encore, les masses de données sont considérées comme particulièrement sensibles par le biais de leur réutilisation sans le consentement des patients. Les incidences sur la vie privée, le secret médical, le consentement ou l’autonomie sont impossibles à négliger. Il est donc nécessaire d’avoir une certaine maîtrise et un encadrement des données personnelles de santé, et de leur traitement. Le risque de piratage existe également, qui pourrait déboucher sur une mauvaise utilisation des données de santé. Pour éviter cela, rien ne vaut un organisme agréé HDS, ou Hébergeur de Données de Santé, par le Ministère de la Santé, qui assurera par tous les moyens la conservation et la protection des données de santé à caractère personnel.

 

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