transformation numérique du secteur de la santé et protection des données

Comment les Français voient-ils la transformation numérique du secteur de la santé ?

Le secteur de la santé a bien entamé sa transformation numérique et les Français le perçoivent plutôt bien. Cependant, il existe deux freins à son développement : la perte du facteur humain dans les relations patient-médecin et l’utilisation des données personnelles.

 

L’e-santé est généralement bien perçue par l’opinion publique, et reste un secteur aux perspectives prometteuses. De nombreuses questions se posent pourtant parmi les patients, notamment sur la disparition des relations humaines et sur l’utilisation des données de santé à caractère personnel.

 

Comment l’e-santé est-elle perçue par les utilisateurs ?

La santé numérique a bonne presse au sein de l’opinion publique, malgré des outils d’e-santé existants peu utilisés. Elle est considérée comme un moyen efficace d’améliorer la coordination entre les professionnels de santé, le suivi des dossiers et la diminution des déplacements des patients. Les utilisateurs se tournent facilement vers la prise de rendez-vous en ligne et la télémédecine qui fournit des renouvellements d’ordonnances, des informations simples ou encore un second avis médical. Selon une étude Deloitte, 83 % des Français citent au moins un frein à l’e-santé : la peur de la disparition du facteur humain, liée à la méfiance vis-à-vis de la collecte et de l’utilisation des données personnelles de santé.

 

Comment évoluent les relations dématérialisées dans le secteur de l’e-santé ?

Dans tous les secteurs et particulièrement dans celui de la santé, les relations dématérialisées se sont développées : carte vitale, transmission de résultats aux laboratoires et aux médecins, messageries sécurisées… La télémédecine, premier pas vers une relation digitale entre patient et médecin, continue de se développer et d’être bien perçue par les premiers, même si ceux-ci sont inquiets face à la disparition du facteur humain. Médecins et patients ne voient pas le développement de l’e-santé de la même manière : tandis que le grand public utilise de plus en plus les consultations à distance, les médecins les voient comme une déshumanisation de la profession et pensent que la relation avec le patient va se détériorer. La transformation numérique du secteur de la santé doit donc en priorité mettre en avant l’idée que le digital simplifiera la communication entre les médecins et leurs patients.

 

Comment protéger les données de santé à caractère personnel ?

Le second frein perçu par les utilisateurs dans le secteur de l’e-santé est la collecte et le partage des données personnelles. La technologie et les nouveaux outils du secteur de la santé digitale collectent massivement des données à caractère personnel. Les hôpitaux, nouveaux géants de la donnée de santé, doivent pouvoir accéder à ces informations personnelles pour développer leurs algorithmes. Ceux-ci seront ensuite vendus à d’autres acteurs de l’industrie, comme les hôpitaux étrangers. Dans ce cas, c’est le RGPD qui régulera l’utilisation de ces données de santé, surtout si les hôpitaux étrangers collectent et traitent des informations confidentielles de patients européens. Pour respecter la confidentialité des données tout en étant en conformité avec les règlementations, il est nécessaire de faire appel à des prestataires agréés HDS par exemple, qui protègeront et garantiront la sécurité des données personnelles de santé.

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